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Vélo Solaire de Vito Cappelli    

Thierry Barrigue

Dessinateur de presse 

Thierry Barrigue naît en France avec deux particules et la particularité du dessin, son père Piem étant dessinateur humoriste et artiste peintre. Le chemin semblait tout tracé mais c’est tout de même à contre-courant que navigue le jeune Barrigue pour arriver à conquérir une autre scène. «Ce n’est pas un héritage, c’est un combat de tous les jours», dit-il lui-même. Après avoir «échoué brillamment à tous ses examens», il fréquente une académie de dessin et en ressort enfin avec un diplôme. En France, il collabore avec une dizaine de magazines, dont Rock&folkL’Unité, Télérama, Le Point, France-Soir, Le journal du dimanche, La quinzaine littéraire, Le Matin de Paris, Nouvelle République du Centre-Ouest.
Et en 1975, il fonde l’agence de presse parisienne APEI.
Il arrive en Suisse en 1979, au fil d’une collaboration avec La Tribune de Lausanne, et son successeur Le Matin, qui va durer 29 ans. Simultanément il poursuit le dessin d’actualité pour différents journaux francophones et participe à l’émission télévisée Le Fond de la corbeille. Il fonde les Éditions du Fou du Roi avec son ami Burki, qui dira de lui qu’il a insufflé l’humour à la française dans les quotidiens romands. Au cours de sa carrière, il publie également plusieurs recueils de dessins ainsi que les célèbres Barricatures, recueils des meilleurs dessins de l’année écoulée.
En 2008, il réalise un de ses rêves : la création d’un journal satirique avec Vigousse, qui propose un regard décalé en humour trempé d’acide de l’actualité.

Bouleversé par l’assassinat de ses amis de Charlie Hebdo, il fonde Crayonsolidaires avec Pitch Comment et Nicola Sjöstedt et s’engage activement dans différents pays et régions difficiles, comme Cherso, la bande de Gaza, Ramallah, Holot, Bethleem, le désert du Néguev, le Sénégal ou encore Porrentruy:) ainsi que dans des écoles et des homes pour personnes âgées pour redonner, par un portrait, un cours de dessin, une caricature, une dignité et un sourire à ceux qui l’auraient perdu. Barrigue n’a actuellement de cesse de cultiver le plaisir de la transmission, la joie de l’agora et le trait incisif entre équilibre et déséquilibre.

http://barrigue.ch/

http://crayonsolidaires.ch/

Emmanuel Lendenmann

Sculpteur

Né en 1985 à Montréal, Emmanuel Lendenmann grandit en Suisse. Jeune, il découvre l’art grâce à la photographie, par laquelle il explore la lumière. Il grandit proche d’un ferrailleur chez qui il va trouver des objets pour expérimenter ses premiers assemblages en trois dimensions. Il se familiarisera ensuite avec le fer en suivant un apprentissage de polymécanicien, puis travaille dans l’industrie quelques années en Suisse et au Canada avant d’entreprendre un tour d’Europe. Pendant trois ans, il se perfectionne ainsi dans l’art de la forge. Les expériences et les apprentissages qui en découlent, enrichissent son approche de la matière et le mènent à la sculpture. En 2015, il s’installe comme indépendant dans son atelier en Basse-Ville de Fribourg et se consacre à l’art plastique.  

Emmanuel aime créer en s’imprégnant des phénomènes physiques et en observant les changements d’état de la matière présents dans l’univers et sur la Terre. Il est particulièrement intéressé par ces manifestations qui s’opèrent à grande échelle et essaie alors de les matérialiser dans l’acier. Il trouve également son inspiration en observant la société. Il se questionne sur les rapports entre les peuples, les liens qui unissent chaque individu à l’histoire et à l’avenir. Il cherche aussi simplement une poésie visuelle mise en scène par la lumière qui résonne en rythme entre les lignes oxydées de l’acier corten. Son but étant toujours de susciter le questionnement, l’imaginaire et l’émerveillement.

En 2018 et 2019, il réalise ses trois premières œuvres monumentales Rencontre, Liaison, et Le son de l’eau. La vente de ces trois grandes pièces lui permet de fabriquer des sculptures toujours plus grandes tout en continuant les plus petites pièces en parallèle. Il participe, en 2019, à la Biennale de Montreux ainsi qu’à la Foire internationale d’art contemporain Lausanne Art Fair avec la galerie Eka and Moor de Madrid.

https://www.e-lendenmann.ch/

Phanee De Pool

Auteure, compositeure, interpréte

Née à Bévilard, dans le Jura bernois, Fanny Diercksen grandit avec des parents «aimant l’art et leur fille», selon ses mots, et dans un univers valorisant un patrimoine artistique et culturel riche et varié. Elle s’essaie à un premier chemin musical, de la clarinette au piano jusqu’à ses premières compositions de jeunesse qui exploraient déjà la musicalité des mots. Après un passage par un télé-crochet français, Fanny cherche à «acheter son indépendance», et de l’école de commerce elle arrive à la police bernoise, où elle explore pendant sept ans toute une gamme d’émotions humaines, tout en tâchant de dessiner un sourire là où se joue du drame. Du «poulet» à l’auteure-compositeure-interprète, de la clarinette au looper, Phanee de Pool naît le 11 septembre 2016, poursuivie par ses muses, elle poste alors sa chanson Luis Mariano sur Internet qui recevra quelques milliers d’écoutes en quelques heures. Elle poursuit alors de composer dans sa cuisine, et sort le premier album Hologramme qui conquerra différentes scènes d’ici et d’ailleurs, jusqu’en Corée du sud et en Chine. Elle cultive les rencontres avec d’autres artistes et son premier album trouvera aussi à s’associer à un orchestre symphonique. En deux ans, Phanee de Pool reçoit une série de prix comme le «Coup de cœur» de l’Académie Charles-Cros, le prix des scènes et le prix du public à la Médaille d’or de la chanson, et elle est nominée comme best female solo act aux Swiss Music Awards. Poursuivant le chemin de la poésie en toute simplicité sur des rythmes slapés, le genre qu’elle a mis au point entre slam et rap, Phanee sortira son deuxième album Amstram en août 2020.

https://phaneedepool.com/

Charles Morgan

Sculpteur cinétique

Arrivé en Suisse en 1964 depuis l’Angleterre à l’âge de 13 ans, Charles Morgan découvre, à l’exposition nationale Eureka, la machine de Jean Tinguely.
Un vif intérêt commence alors à naître en lui pour cet art en mouvement. Peinant à l’école, le jeune Charles apprend sur le tas, en l’occurence sur le«ruclon», comme on dit en pays vaudois, une décharge en plein air proche de chez lui. Il va y dénicher des trésors, dont une vieille radio en bois qui servira à ses premières expériences de «comment ça fonctionne?».

Un an après un apprentissage de bijoutier-joailler qui lui enseigne notamment la précision, il se met à son compte dans un petit atelier de Vevey où il propose créations extraordinaires et réparations de bijoux. Il commence à faire une petite machine qu’il met dans la vitrine, et qui se vend tout de suite. Le mouvement est lancé, chaque machine qu’il fabrique trouve acquéreur.

Il reçoit le premier prix des animations au Salon des Inventions à Genève. Sa Machine à tester le vin obtient un prix spécial dans le cadre de la Fête des Vignerons de Vevey. Suisse Tourisme lui commande Tourismusflipper, en exposition permanente au musée des transports de Lucerne. Jollyball, le plus grand flipper du monde est inscrit au Guinness Book. Aujourd’hui, plusieurs centaines de ses «machines» humoristiques, cinétiques et métalliques ont trouvé preneur aux quatre coins de la planète.

http://www.morgan-art.ch/

François Cattin

Musicien, compositeur, chef de chœur

Né au Jura, bercé par la musique de fanfare, François Cattin obtient un diplôme au Conservatoire de la Chaux-de-Fonds, avant de poursuivre avec une virtuosité de trombone. Puis c’est à Berne qu’il va apprendre la musicologie, tout en travaillant la composition. Chef d’orchestre, compositeur et enseignant au Conservatoire de musique de Neuchâtel, il contribue à y fonder un cours de culture générale, parce qu’«un musicien, c’est quelqu’un qui fait aussi de la musique», dit-il, rendant ainsi hommage aux rencontres déterminantes dans sa vie.
Il écrit six opéras dont trois pour enfants tout en remettant en question la forme culturelle de l’opéra, et la tyrannie de la fausse note. Il compose de nombreuses œuvres comme Lettre à Mondrian pour orchestre, L’homme qui prend pour harmonie, Lack pour harmonie et téléphones portables, non-dit et (R)évolution pour chœur et orchestre symphonique, Souviens-toi que le monde ignorait pour ensemble à cordes, Avec pour baryton et piano, […] pour 12 voix, Paroles, pour trombone et soprano.

Depuis vingt ans, il dirige le choeur du Lycée Blaise-Cendrars composé de plus de deux cents étudiants, et d’une inventivité sans cesse renouvelée : collaborations avec des artistes chevronnés (Pascal Auberson, Robert Charlebois, Romain Didier), performances dans des espaces surprenants, et toujours avec cette matière qui prête à bousculement, voire à soulèvement, dont les jeunes sont les protagonistes principaux.
«Je ne sais pas si je travaille, je suis juste en train de vivre».

 

Docteur Lamp

Créateur et réparateur de lampes

Juan José Laici, alias docteur Lamp est né en Argentine. Il grandit dans la quincaillerie de son son grand-père, où l’on vient chercher «la petite bête qu’on ne trouve nulle par ailleurs». Nonobstant une scolarité chahutée, il acquiert, dans une école industrielle, des notions d’électricité, de mécanique, de pliage de tôle, et le maniement des outils.
Mais c’est comme musicien de guitare basse et chanteur qu’il travaille en Argentine. Le billet d’avion pour la Suisse, il l’acquiert grâce aux nombreuses tournées qu’il fait dans son pays et en vendant des guitares. C’est aussi comme musicien qu’il commence à travailler en Suisse, avant de faire manutentionnaire puis agent de fret aérien chez Swissair, simultanément à ses débuts comme vendeur et dénicheur au marché aux puces de Genève.

Résistant à un apprentissage conventionnel, il apprend en faisant, en regardant et en écoutant. C’est ainsi qu’il intègrera l’anglais en quelque mois, indispensable dans son travail, alors qu’il y résistât comme élève.
Un poète dit que la lumière est un indice de l’écoute. Entre musique et lumière, voilà la surface de recherche et d’action du docteur Lamp, président directeur général depuis 2016 d’une petite boutique-atelier, tapissée de partitions de tango et débordant de ses créations et re-créations insolites qui visitent l’Histoire et l’actuel, les métiers et les espaces.

 

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Karine Dubois

Couturière  et designer en costumes

Avec une grand-mère couturière spécialisée dans la haute couture et un père responsable d’une boutique de mode à Paris, Karine Dubois est tombée dans la bobine quand elle était petite. Après un CFC de couturière en Suisse et une spécialisation dans le costume de spectacle en France, elle travaille pour différentes institutions telles que l’opéra de Lausanne, le petit théâtre, le théâtre de l’Arsenic, le théâtre Kleber-Méleau, le théâtre de Vidy, du Jorat et du Grütli, entre autres, ainsi que des collaborations à l’international et pour des téléfilms. En 2019, elle confectionne les costumes des marmousets pour la fête des vignerons. Elle écoute et considère chaque spécialité, le maquillage, le décor, la lumière, la mise en scène et relève que le costume est au service d’un texte, d’une œuvre, et qu’il participe à sa crédibilité.
Elle collabore avec différents metteurs en scène comme Massimo Furlan, Robert Bouvier, Jo Boegli, Denis Maillefer, Véronique Reymond, Stéphane Vecchione, Matthias Urban, et des formations musicales tel le Boulouris 5. Sensibilisée par la transmission, elle enseigne également la couture et prend part à des batailles et événements qui valorisent les métiers artisanaux.

http://www.karineduboiscostumiere.ch/

 

Marcel Betrisey

Inventeur

Pour cet inventeur, rien n’était important jusqu’à l’âge de trente ans mais tout fut fondateur. Après une scolarité cahotique, il commence un apprentissage d’électricien. Puis tout en étant sédentaire par nature, il part visiter plus de soixante pays et quatre continents pendant trois ans, avec sa boite à outils. De retour en Suisse, après un emploi dans une entreprise en électronique, il accepte quelques mandats comme indépendant pour réparer des appareils. Combattant de l’obsolescence programmée, il les modifie leur assurant ainsi une vie quasi perpétuelle, tel le mouvement dans lequel il se trouvera dès lors car « faire pour faire » devient une de ses devises. Il commence alors à créer des objets qui ne boudent pas une autre fonction que celle de servir : rire, inviter à la poésie, à l’aléatoire de la vie. Il écoute les objets, et c’est de là que lui viennent ses idées; idées qu’il doit réaliser en créations pour s’en libérer et les laisser, elles aussi, voyager. Ainsi, il constate en riant les nombreuses copies qu’on a pu faire de ses inventions. Au nombre desquelles se trouvent le magnétomètre, la perceuse pour flemmard, ou encore une chaine stéréo   — construite uniquement avec du matériel de récupération : brosse à dent, aiguille de cactus, disque dur d’ordinateur, 20 kilos de bronze — ou une invetion du confinement: l’apérogallophile. Il réussit aussi à fabriquer le plus petit pendule de Foucault au monde. Sa religion ? Celle de l’erreur : «C’est en se plantant qu’on devient cultivé !».

https://betrisey.ch/

Andrée Peaudecerf

Miniaturiste

Andrée Peaudecerf raconte ici près d’un siècle d’histoire, grande et petite, découvertes et art du détail, événements historiques et anecdotes. Son témoignage concerne tant les anciens métiers, les formations d’alors, ses rencontres que l’actualité. Retouches en offset, miniature et décoration de vitrines, peinture et émail, ses différentes expériences lui valent une palette d’outils que d’autres artisans viennent solliciter. Après un diplôme de Peintre-décorateur à l’Ecole des Arts-Déco de Genève, Andrée Peaudecerf prend part durant trois ans au groupe artisanal qui crée à Pézenas « La Mirondela des Arts », contribuant ainsi à faire revivre ce village. De retour en Suisse, parallèlement à une collaboration de vingt-neuf ans avec Caran d’Ache, elle aborde l’art de l’émail, particulièrement la peinture, et réalise des décors pour l’Horlogerie de prestige. Elle émaille notamment les écussons de la fameuse Masse du sautier, symbole de pouvoir de l’Etat de Genève, et collabore avec le bijoutier Gilbert Albert, et les cabinotiers de Genève.
De 1985 à 1991, elle fait partie, pour l’émail, du comité fondateur du « Salon des Bijoutiers Créateurs de Genève », avec le désir de rapprocher deux professions complémentaires. Actuellement, elle se consacre à des réalisations personnelles ainsi qu’à diverses propositions et mandats qui lui sont adressés.

Pierre-André Vuitel

sculpteur de projets

Sculpteur de formation, Pierre-André Vuitel cultive les projets ambitieux. Il commence par élaborer une arche de la paix sur la mer Morte, structure flottante qui avait pour mission de rassembler les délégations des pays du Proche-Orient. Mais le redimensionnement demandé par les autorités hélvétiques contribue à faire tomber le projet à l’eau. C’est la combinaison entre les secteurs et la valorisation du patrimoine matériel et immatériel qui intéresse Pierre-André Vuitel. En 2008, avec son association Développement 21, il prend le pari d’aménager les anciens Moulins d’Orbe en intégrant des personnes en mesure d’insertion professionnelle. Pendant plus de dix ans de bataille pour obtenir les différentes feux verts et le classement du moulin au patrimoine suisse, lui et son équipe entreprennent des travaux pour la restructuration du lieu jusqu’à en faire un musée, des salles de projections, un théâtre, un festival, un lieu où les arts deviennent vivants, tout en valorisant le patrimoine historique, bâti, industriel et naturel. En septembre 2020, n’ayant reçu ni le soutien de la municipalité, ni obtenu un accord avec le promoteur immobilier, propriétaire des lieux, «Patrimoine au fil de l’eau» doit fermer ses portes, pour laisser la place à la construction d’un vingtaine d’appartements. Le film Douze ans en liberté au Moulin Rod vient raconter cette histoire, qui poursuit aujourd’hui autrement, nomadiquement, à partir des Clées et ailleurs, pour des visites guidées, un festival d’histoire, des panneaux didactiques posés sur des sites de la région et un site Internet. Heureusement qu’il n’y a aucun prise sur l’idée, l’enthousiasme et l’urgence de considérer la valeur de l’immatériel. La matière restant narrative et créatrice de toile, de tissu et de réseau.

Chris Murner

styliste maroquinière

Christiane Murner est une styliste maroquinière, née à Genève dans une famille d’artisans. Dès l’âge de 15 ans, elle commence à s’intéresser au cuir et à la façon de le travailler et de le découper.
Son métier, elle l’a appris chez William Gurtner dans un atelier aux réalisations classiques et luxueuses, qui lui enseigne le travail soigné et destiné à durer. Mais l’appel à la création se fait urgent, à une époque où les copies des grandes marques allaient de mode.
Ayant expérimenté les diverses techniques et formes de la maroquinerie traditionnelle, elle décide d’aller plus loin dans sa recherche afin de comprendre le fonctionnement de l’artisan dans la société actuelle. Elle part à Paris pour façonner son bagage…culturel : école de stylisme, cours de dessins et visites d’une multitude d’expositions.
De retour en Suisse, elle ouvre une boutique-atelier à Carouge et explore les volumes, les formes, les matières sur les bases de grands maîtres du mouvement cubiste et Bauhaus. C’est avec ce paysage artistique et philosophique qu’elle envisage le sac comme la construction d’une maison, qui raconte un style, un mouvement, et évoque la femme comme artiste.
La formation importent à Chris Murner ; que ce soit au Maroc, berceau de la maroquinerie, ou en Suisse, elle forme des jeunes à cet art, y compris sa fille avec qui elle lance une collection, et son fils mécanicien spécialisé en sellerie moto. Elle se bat actuellement pour poursuivre cette transmission avec un projet pilote de formation technologique intégrée à l’atelier en affirmant, à une certaine bureaucratie que les professions à petit effectif ont autant d’importance que le détail sans lequel il n’y aurait pas l’oeuvre d’art.

Blaise Martignier

ébéniste, charron

Intéressé très tôt par le travail du bois, Blaise Martignier entreprend tout d’abord un apprentissage de forestier-bûcheron. Après 10 ans en forêt, développant le goût de la liberté, de l’indépendance et de la responsabilité, il cherche à poursuivre dans le travail du bois, mais autrement. Il se rapproche alors d’un grand-oncle charron, qui n’accepte pas de le former, constatant le déclin du métier. Blaise Martignier insiste, il se forme chez un artisan ébéniste charron et obtient son CFC d’ébéniste en 2004. La formation de charron ayant repris après 60 ans d’interuption, Blaise Martignier et ses collègues suisses-allemands se battent pour rapprocher à nouveau les métiers du bois et de la forge.

Son ample expérience et ses deux formations, lui ont valu une grande connaissance des bois qu’il exploite, depuis la forêt jusqu’à leur façonnage final à l’atelier.

Parallèlement à son travail d’ébéniste, Blaise Martignier n’a cessé de rechercher et d’acquérir les outils et les connaissances nécessaires afin de créer son atelier de charronnage, en 2012, de le faire évoluer et de promouvoir son métier, presque aussi vieux qu’un pin Bristlecone ou qu’un cèdre du Japon.

Stéphane Deytard

paysan-meunier BIO

Après une formation agricole, Stéphane Deytard, reprend le domaine de son père et avant lui de son grand-père et son arrière-grand-père, pour peu à peu vendre le bétail familial et s’intéresser à la santé et à la médecine douce.
Chemin faisant et sarclant, il arrive à une agriculture plus naturelle, en visant davantage de cohérence entre l’homme, la terre et leur santé. Il suit différentes formations sur la biologie du sol et des plantes, sans avoir recours, pour ses cultures, à l’industrie agrochimique, parce que «répandre des fongicides sur les cultures, revient à mettre les gaz et freiner en même temps », dit-il. Stéphane Deytard est passé au bio depuis environ sept ans et cultive des variétés anciennes de blé, du tournesol, du colza, du pois associé à de l’orge.
Il a aussi investi dans un moulin à meules de pierre Astrié qui mout par année 100 tonnes de farine, à peine produite à peine vendue, aux restaurateurs, aux boulangers et aux privés. Mais il tient à ne pas agrandir son domaine et ses capacités ; ce qu’il augmente, c’est le réseau de partenaires, d’associés et d’amis, et la diversité de productions. Récemment, il créé un verger dans lequel grandissent 90 arbres fruitiers à haute tige issus de l’Arboretum d’Aubonne et en collaboration avec Rétropomme.
Stéphane Deytard œuvre aussi dans le but de créer l’association « Graines et Pains » qui regroupe les paysans, meuniers, boulangers travaillant des céréales bio moulues sur meule de pierre et panifiées au levain naturel en Suisse romande. Comme il y a du potentiel sur la ferme pour tout ce qui est vente directe, transformation, de l’huile, des pâtes, du pressage de fruits, il laisser voyager les projections pour l’avenir : pourquoi pas la fabrication de fruits secs et la construction d’un poulailler nomade ? Il compte notamment avec ses enfants pour poursuivre d’inventer, chacun avec son style et ses envies.

Soy Gris

graffeur

Gaetan Gris naît et grandit en Hollande, où il s’intéresse très tôt aux tags et aux graffitis.

Alors âgé de 9 ans, il part avec sa famille vivre une année aux Antilles néerlandaises d’où il gardera son nom d’artiste, Soy. Il arrive en 1985 en Suisse, et recommence à taguer le plus discrètement possible. En 1990, après s’être fait prendre la main sur le spray dans son collège, il réalise son tout premier graffiti légal demandé par le directeur de ce même collège. A partir de là, un premier article apparaît dans le journal local. Mixeur, danseur, tagueur, graffeur, chanteur, et auteur dans le rap et le hip hop, Soy réussit par ce biais à retrouver quelque chose de ses racines tout en s’autorisant à devenir auteur et artiste. L’année suivante, il entre à l’Académie Maximilien de Meuron à Neuchâtel où il apprend diverses techniques de dessin, avant de la quitter après une année pour se consacrer uniquement à l’art du graffiti.

Au fil des années, il acquiert une solide expérience au niveau de la technique du spray, les dimensions prennent de l’ampleur et les sujets deviennent plus variés, dans un style très personnel. Les médias s’intéressant de plus en plus à son travail, des portes s’ouvrent pour l’inviter à exercer son art. Il graffe notamment au paléo Festival, au “Paf’Event”, en Nouvelle-Calédonie jusqu’à participer au record du monde à Dubai du plus long mur de graffitis du monde. Même après avoir installé son atelier à la Chaux-de-Fonds, Soy poursuit le nomadisme qu’exige son oeuvre, du camping car aux chambres des maisons, des murs d’entreprises jusqu’à, ironie du sort, la cafétéria d’un poste de police, mémoire en acte d’une période où il préférait ne pas trop s’y frotter.

Michaël Randin

artisan chocolatier BIO

Michaël Randin est le seul artisan chocolatier à être certifié par le label bourgeon de Bio Suisse. A l’exigence du label, il associe la liberté de création et d’association, avec des artisans, des artistes, et des groupes de musique métal. Sa dernière invention, dont la marque est déposée à l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle, s’appelle en résonance Swiss metal chocolate, l’artisan chocolatier composant pralines, éclats, tableaux et tablettes aux associations gustatives inédites sur ces notes endiablées.

Les conditions strictes du label qu’il a adopté l’ont conduit à travailler les saveurs du bon produit plutôt que de tabler prioritairement sur le beau produit, prenant ainsi quelque liberté par rapport à ce qu’on lui a enseigné pendant son apprentissageLe bon produit, une philosophie d’entreprise qui a débuté dans sa vie de famille où la santé était devenue une valeur incontournable. Michael Randin est un nomade sans magasin, il part à la rencontre des fournisseurs et des clients, de marché en marché. Sa caravane est truffée de produits locaux avant tout, raisinée, ail des ours, chasselas, truffes, et exotiques aussi, telle la mangue au sel de l’Himalaya, comme un clin d’oeil au long voyage de la fève.

Gabi Fati

Couturier Styliste


En passant par la construction de petites voitures avec dynamos et de radios, Fati Gabi s’intéresse très jeune à la couture en Guinée Bissau où encore mineur, il commence à créer de petits modèles inédits d’habits pour enfants. Avec l’aspiration de s’acheter des vêtements, il part pour le Sénégal et de fil en aiguille, de petit job en petit job, il traverse le continent jusqu’en Libye pour arriver ensuite en Italie, puis en Suisse. Presqu’aussi vite qu’il a traversé la moitié de l’Afrique, il apprendra le français et intégrera le COFOP où il conclura son apprentissage en juillet 2020. Simultanément, il fondera la marque Fako avec son ami Sekou Kosiah, qui s’étoffe depuis lors de créations inédites et d’inventions qui commencent même à intéresser de grandes marques. Une exposition au musée de la mode à Yverdon, des retouches et des commandes, des défilés et des résidences d’artistes, Gabi dessine et coud, écrit et créée. La nuit pour le dessin et l’écriture qui arrive parfois en chanson, et le jour pour la couture. Gabi Fati se faufile peu à peu jusqu’à l’écriture de son rêve.

Thierry Barrigue

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Emmanuel Lendenmann

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Phanee De Pool

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Doctor Lamp

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Karine Dubois

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Marcel Betrisey

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Andrée Peaudecerf

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Pier Andre Vuitel

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Chris Murner

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Blaise Martignier

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Stéphane Deytard

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Soy Gris

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Michael Randin

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Fati Gabi

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